Ordination

Saint Curé d’Ars, Catéchisme sur le prêtre
« Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans ce tabernacle ? C’est le prêtre. Qui est-ce qui a reçu votre âme, à son entrée dans la vie? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme, pour la dernière fois, dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir, qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix? Encore le prêtre. Vous ne pouvez pas vous rappeler un seul bienfait de Dieu, sans rencontrer, à côté de ce souvenir, l’image du prêtre.
[…] Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel. Si on le comprenait sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour.
Les autres bienfaits de Dieu ne nous serviraient de rien sans le prêtre. À quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour vous en ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens.
Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien. Voyez les peuples sauvages quoi leur a-t-il servi que Notre-Seigneur fût mort ? Hélas ! Ils ne pourront pas avoir part au bienfait de la rédemption, tant qu’ils n’auront pas des prêtres pour leur faire l’application de son sang.
Le prêtre n’est pas prêtre pour lui : il ne se donne pas l’absolution ; il ne s’administre pas les sacrements. Il n’est pas pour lui, il est pour vous.
Après Dieu, le prêtre, c’est tout ! Laissez une paroisse vingt ans sans prêtres : on y adorera les bêtes. Si M. le missionnaire et moi nous nous en allions, vous diriez : « Que faire dans cette église ? il n’y a plus de messe ; Notre-Seigneur n’y est plus ; autant prier chez soi. Quand on veut détruire la religion, on commence par attaquer le prêtre, parce que là où il n’y a plus de prêtre, il n’y a plus de sacrifice, et là où il n’y plus de sacrifice, il n’y a plus de religion. »

Monseigneur Marcel Lefebvre, Lettre ouverte aux catholiques perplexes
« La soutane garantit la spécification du clerc, du religieux ou de la religieuse, comme l’uniforme celle du militaire ou du gardien de la paix. Avec une différence toutefois : ceux-ci, en reprenant la tenue civile, redeviennent des citoyens comme les autres, tandis que le prêtre doit garder son habit distinctif dans toutes les circonstances de la vie sociale. En effet, le caractère sacré qu’il a reçu à l’ordination le fait vivre dans le monde sans être du monde. Nous lisons cela dans saint Jean : « Vous n’êtes pas du monde […] mon choix vous a tirés du monde » (XV, 19). Son habit doit être distinctif et en même temps être choisi dans un esprit de modestie, de discrétion et de pauvreté. »

Saint Hippolyte, Traditio apostolica
« Accorde, Père qui connait les cœurs, à ton serviteur que tu as choisi pour l’épiscopat, qu’il fasse paître ton saint troupeau et qu’il exerce à ton égard le souverain sacerdoce sans reproche, en te servant nuit et jour ; qu’il rende sans cesse ton visage propice et qu’il offre les dons de ta sainte Église ; qu’il ait en vertu de l’esprit du souverain sacerdoce le pouvoir de remettre les péchés suivant ton commandement, qu’il distribue les charges suivant ton ordre et qu’il délie de tout lien en vertu du pouvoir que tu as donné aux apôtres ; qu’il te plaise par sa douceur et son cœur pur, en t’offrant un parfum agréable, par ton Enfant Jésus-Christ. »

Catéchisme du Concile de Trente
« Si l’on veut examiner avec attention la nature et l’essence des autres Sacrements, on reconnaîtra aisément qu’ils dépendent tous du sacrement de l’Ordre ; puisque sans lui, les uns ne pourraient jamais ni exister, ni être administrés, et que les autres demeureraient privés de toutes cérémonies solennelles, ainsi que d’un certain culte et de certains rites religieux.
[…] Il faut enseigner aux Fidèles quelle est l’excellence et la dignité de ce Sacrement, considéré dans son degré le plus élevé, c’est-à-dire dans le Sacerdoce. En effet si nous admettons -et il le faut bien- que les Évêques et les Prêtres sont comme les interprètes et les ambassadeurs de Dieu, chargés de nous enseigner en son nom la Loi divine et les règles de notre conduite, en un mot de tenir sur la terre la place de Dieu Lui-même, il est évident qu’on ne saurait imaginer des Fonctions plus nobles que les leurs. Ainsi l’Écriture leur donne-t-elle quelquefois, et à juste titre, les noms d’anges et même de dieux,
parce qu’ils exercent en quelque sorte au milieu de nous la Puissance même du Dieu immortel.
Dans tous les temps le Sacerdoce a été entouré des plus grands honneurs ; mais
les Prêtres du nouveau testament l’emportent infiniment sur tous ceux qui les ont
précédés.
Le pouvoirs qu’ils ont de consacrer et d’offrir le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et celui de remettre les péchés, dépasse toutes nos conceptions humaines. On ne peut rien trouver de comparable sur la terre. Enfin, comme notre Sauveur a été envoyé par son Père, comme les Apôtres et les disciples à leur tour ont été envoyés par Jésus-Christ dans le monde entier ; ainsi tous les jours les Prêtres sont envoyés avec les mêmes pouvoirs, pour travailler à la perfection des saints, à l’œuvre du Ministère, à l’édification du Corps de notre Seigneur. »

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique (IIIa, Question 37, Article 5)
« L’évêque, dans la collation des ordres, fait deux choses il prépare les ordinands à la réception de l’ordre, et leur confère le pouvoir d’ordre. Il les prépare d’abord, et en les instruisant de leur office propre, et en agissant sur eux pour les rendre capables de recevoir le pouvoir. Cette action revêt une triple forme, la bénédiction, l’imposition des mains et l’onction. Par la bénédiction, les ordinands sont députés au service divin, aussi la bénédiction est-elle donnée à tous. Par l’imposition des mains est donnée la plénitude de la grâce qui prépare aux grandes fonctions ; aussi est-elle réservée aux diacres et aux prêtres, auxquels il appartient de dispenser les sacrements, ceux-ci à titre principal, ceux-là à titre ministériel. Enfin, par l’onction, les ordinands sont consacrés afin qu’ils puissent toucher le sacrement ; cette onction est faite seulement aux prêtres, qui touchent de leurs propres mains le corps du Christ, de même que sont oints le calice qui contient le sang, et la patène qui porte le corps. Quant à la collation du pouvoir, elle s’opère au moment de la porrection aux ordinands d’un instrument qui appartient à leur fonction. Puisque l’acte principal du prêtre est la consécration du corps et du sang du Christ, le caractère sacerdotal est imprimé à la porrection du calice, accompagnée de la forme verbale. »

Adolphe Tanquerey, Précis de théologie ascétique et mystique (Pages 108-109)
« L’Ordre donne aux ministres de l’Église non seulement des pouvoirs merveilleux pour consacrer l’Eucharistie, administrer les sacrements et prêcher la doctrine évangélique ; mais aussi la grâce de les exercer saintement ; en particulier un amour ardent pour le Dieu de l’Eucharistie et pour les âmes, avec la volonté ferme de s’immoler et de se dépenser complètement pour ces deux nobles causes. »

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