Identitarisme

Julien Langella, Catholiques et identitaires (Pages 107-108)
« L’éradication des différences culturelles par un vaste métissage planétaire, outre que ce soit de la science-fiction, ne supprimerait en rien la conscience identitaire des gens. Et pour cause : cette conscience découle du besoin d’appartenance qui caractérise l’humanité. Comme le rappelle Aristote, cette aspiration communautaire est caractéristique de la nature humaine : « celui qui n’est pas capable d’appartenir à une communauté, ou qui n’en a pas besoin parce qu’il se suffit à lui-même, n’est en rien [un homme], c’est soit une bête soit un dieu. » En effet, seul un chat de gouttière ou un être absolument parfait peuvent se passer de la chaleur du groupe.
Plus on nie cette soif d’identité, plus elle revient sous une forme agressive : c’est le retour du refoulé. Cette volonté de purger la loi naturelle du besoin identitaire est antichrétienne. Le christianisme ne procède pas ainsi avec la nature humaine. Le christianisme supprime les mauvaises herbes envahissantes, mais il ne rase pas les jeunes pousses anarchiques, il les discipline pour qu’elles grandissent conformément à leur nature et pour le bien de tous. D’où au Moyen Âge, sous l’inspiration de l’Église, la purification de la force brute par l’idéal de la chevalerie, fondé sur le sens du devoir et le don de soi.
Sans le modèle chevaleresque, beaucoup de seigneurs se seraient entre-tués. De la même façon, si on refoule le besoin identitaire, la revanche de l’identité bafouée sera incontrôlable. Les Docteur Maboul de l’idéologie du métissage nous préparent bien des massacres, ils auront du sang sur les mains. »

Julien Langella, Catholiques et identitaires (Page 217)
« Une identité, ce n’est pas 52 % de ceci, 38 % de cela et 10% d’autre chose. Une identité, c’est un mystère où s’entremêlent des réalités appartenant à des catégories tellement différentes que tout compte d’apothicaire est impossible : une foi, des paysages, un drapeau, un visage, des recettes de cuisine, un certain climat, une langue, etc. Une identité, c’est une subtile alchimie du sang, du sol et du Ciel. On ne peut en retrancher une partie sans dénaturer et affaiblir le tout. »

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